Publié le Jeudi 9 Mars 2017 à

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Charline Van Snick entame enfin sa deuxième carrière

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La (double) championne d’Europe de judo en -48 kg, aujourd’hui reconvertie en -52 kg se confie pour la première fois de l’année. À quelques heures de son entrée officielle en 2017, ce vendredi, au Grand Chelem de Bakou (Azerbaïdjan).

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Une reconversion en deux temps puisque si Van Snick a décroché la 5 e  place au Grand Chelem de Tokyo en décembre dernier pour sa toute première apparition dans sa nouvelle catégorie, elle a dû stopper net son programme de préparation à la suite d’une entorse du péroné dès le premier jour du tournoi autrichien de Mittersill début janvier. Un arrêt obligatoire de six semaines qui l’a obligée à reprendre sur la pointe des pieds au stage de Paris à la mi-février, faisant successivement l’impasse sur les tournois de Sofia (Bulgarie), Paris (France) et Düsseldorf (Allemagne).

«  J’ai pu continuer à m’entraîner physiquement sur le haut du corps, le reste a été réservé aux mains de Fred Limousin avec ses séances quotidiennes de soins. Avoir de l’opposition, c’est le seul moyen objectif de savoir où j’en suis.  »

Une situation inédite pour Charline : «  J’ai rarement été blessée dans ma carrière. C’est la première fois que je suis arrêtée aussi longtemps.  »

Un changement de catégorie de poids qui était devenu inéluctable tant la souffrance devenait insupportable «  sans oublier que je mettais ma santé en danger. Aujourd’hui, je peux me permettre de mettre un peu plus dans mon assiette même s’il y a encore de gros sacrifices à assumer.  »

Charline en reprend donc jusque Tokyo 2020 : «  Il y a un plan général de quatre ans mais tout miser sur le seul rendez-vous olympique est dangereux. Il y a tellement d’autres satisfactions à aller décrocher. Avec ma 5 e  place à Tokyo, je suis déjà dans le Top 100 mondial (IJF 89). Mon prochain objectif, c’est le Top 20, puis le Top 10, le Top 3. Cela passera par des victoires et des podiums. Mais il n’y a pas de temps à perdre. Je sais, aujourd’hui, ce que c’est de rater un défi olympique. En -48, j’ai été deux fois championne d’Europe (2015 et 2016), 3 e  aux Jeux 2012 et 3 e  au Mondial 2013. Je dois être capable, à 26 ans avec mon expérience de prester aussi bien en -52. Je veux m’y faire une place dans l’histoire…  »

Varsovie et son Euro fin avril seront donc son premier rendez-vous d’importance avec son nouveau destin : «  J’espère d’abord m’aligner en pleine possession de mes moyens, c’est essentiel. Pas question de prendre des risques avec ma santé. Le but est d’arriver le plus haut possible, briller à chaque compétition.  »

À la sortie de l’automne, Charline a révélé qu’elle avait changé de club parisien (Blanc Mesnil Sports) et d’entraîneur français (Dimitri Dragin) : «  J’avais surtout besoin de fraîcheur et surtout d’un entourage plus positif et d’une certaine sérénité.  »

à bakou sans son coach

Et surtout d’un point de vue administratif, sportif et financier, elle découvre dorénavant une liberté totale de décision vis-à-vis de la fédération francophone quant à son programme de préparation, ses compétitions et son entourage. Avec déjà son lot de soucis puisque son coach français n’a pas reçu de visa à temps : «  Avoir Dimitri sur ma chaise au bord du tatami me semble tellement évident puisqu’il me fréquente tous les jours à l’entraînement. Mais bon, pour Bakou, ce n’est pas la première fois que je me retrouve toute seule. Et puis il y aura internet pour les conseils entre les combats…  »

À Paris,

Christian Raspiller

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