Publié le Mardi 14 Février 2017 à

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Assises de Liège: la vie privée d'une des victimes décortiquée durant l'enquête

Belga

Plusieurs témoins ont évoqué mardi matin devant la cour d’assises de Liège la vie privée de Benoît Philippens. Ce chapitre a été évoqué car, durant l’enquête, les policiers avaient investigué sur plusieurs pistes privées avant d’examiner la piste professionnelle et de confondre Amédeo Troiano.


Le nom de Troiano était souvent rapporté aux enquêteurs.

Van Ass

Le nom de Troiano était souvent rapporté aux enquêteurs.

Amédeo Troiano est suspecté d’avoir assassiné Benoît Philippens (36 ans), son épouse Carol Haid (38 ans) et le filleul de cette dernière Esteban Counet (9 ans), le 18 avril 2014 à Visé.

Lors de l’enquête, les policiers avaient d’abord investigué sur plusieurs pistes privées afin de tenter d’élucider l’affaire. Les investigations se sont portées sur les relations féminines de Benoît Philippens. Les policiers avaient notamment centré leurs recherches sur l’éventualité d’une vengeance de la part d’un compagnon trompé. Plusieurs conquêtes de Benoît Philippens ont témoigné de leurs expériences.

Un directeur de groupe d’agences de la BNP Paribas Fortis a décrit la personnalité professionnelle de Benoît Philippens. Il était un excellent collègue, battant et très commercial envers ses clients. Il déployait beaucoup d’énergie pour son travail et pour les clients. Mais Benoît Philippens racontait aussi à ce collègue ses différentes relations féminines extraconjugales.

Une employée de banque a rapporté qu’elle s’était fortement rapprochée du couple de banquiers à l’issue d’une rupture sentimentale. Les banquiers et l’employée s’étaient livrés à quelques reprises à des relations intimes en trio. Mais cette dame a confirmé que le couple Philippens-Haid semblait très uni.

Une directrice d’agence qui dépendait de Benoît Philippens l’a décrit comme un patron qui était reconnaissant du travail fourni et qui encourageait ses employés. Il motivait régulièrement ses collaborateurs et faisait souvent des opérations de relations publiques. Avec les femmes qui travaillaient autour de lui, Benoît Philippens pouvait se montrer très dragueur. Il faisait régulièrement des avances à des collaboratrices et, malgré des refus clairs, il n’abdiquait pas facilement. « Il était dans un type de séduction permanente. Il avait une assurance qui pouvait choquer car il s’imposait en public et certains pouvaient considérer cela comme de l’arrogance », a indiqué ce témoin.

Plusieurs employées de banque ont confirmé avoir été ciblées par des épisodes de drague de la part de Benoît Philippens. Il faisait régulièrement des avances et échangeait des mails coquins. Mais la plupart des témoins ont nuancé la portée de ce genre d’agissements en exposant qu’il s’agissait plus d’un jeu que de démarches sérieuses.

D’autres femmes ont par contre évoqué des démarches plus insistantes avec des échanges de mail érotiques, de SMS et des gestes déplacés ou très insistants. Une employée de banque a exposé qu’elle avait cédé à ses avances en février 2012. Cette relation avait perduré jusqu’en janvier 2013.

Benoît Philippens avait entamé une relation avec une autre maîtresse en février 2014. Cette dame a évoqué la manière dont elle avait cédé face aux avances de Benoît Philippens. Leur liaison était encore en cours au moment des faits.

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