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Mehdi et Mogi Bayat: "On n'aurait pas tenu en étant des rigolos ou des arnaqueurs"

Frédéric Larsimont |

Publié le Jeudi 1 Décembre 2016 à

Mehdi et Mogi Bayat à la barre : pour la première fois, ils répondent ensemble à tout ce qui se dit sur eux dans le milieu du foot.

L’instant est rare. Presque unique. Les deux frères les plus célèbres au sein de la caste dirigeante du foot belge sont vus partout et tout le temps, mais jamais ensemble lorsque se tendent les micros. Histoire, dans leur esprit, d’éviter sans doute la confusion des genres entre Mehdi, dirigeant de club ou ponte fédéral, et son aîné Mogi, le plus puissant agent de joueurs du pays. L’idée de les réunir pour une interview ne s’avérait donc pas simple au départ. Les placer devant l’image qu’ils renvoient l’était encore moins.

Beaux joueurs, ils ont accepté de relever le défi dans les colonnes de Sudpresse. Et d’être confrontés aux vérités, contre-vérités, rumeurs et autres allusions à leur propos. Sans aucun filtre préalable. Voici toutes les questions, pas toujours avenantes, que le football belge se pose à leur sujet. Et leur réponse. « Une bonne fois pour toutes  » , clament-ils en chœur. Morceaux choisis.

Sur le rachat du Sporting Charleroi : « «  Le rachat du RCSC a été financé à 100 % par le Groupe MF composé de Fabien Debecq et moi-même. Vu mon passé dans l’ombre d’Abbas Bayat et de Mogi, il est évidemment tentant de voir le loup partout. Mais ce n’est pas le cas. Je l’ai dit à l’époque et je vous le redis maintenant. Je pense que depuis 4 ans, on a pu se rendre compte que j’étais capable d’avoir mené cette opération sans l’aide de mon frère. »

Sur les transferts de Mogi Bayat : «  Mon métier m’impose un relationnel important. Pour être reconnu dans n’importe quel secteur d’activité, il faut un investissement humain et en temps très important. Il est donc normal que je ne reste pas dans mon bureau et que je sois présent au siège des clubs avec lesquels je travaille. Pour votre info, je ne crois pas avoir mis les pieds plus de trois fois au secrétariat du Sporting depuis le dernier mercato estival.  »

Sur le cumul des rôles de Mehdi Bayat : «  Je ne cumule ni par ambition, ni par stratégie, mais à cause des circonstances. C’est mon poste d’administrateur délégué à Charleroi qui m’a ouvert naturellement les portes de la Pro League et par ricochet, celles de l’Union belge. Encore une fois, ces fonctions ne m’ont pas été attribuées pour me faire plaisir. »

> Découvrez notre entretien complet avec Mehdi et Mogi Bayat sur leur arrivée en Belgique, leurs relations avec les clubs belges ainsi que leurs révélations sur le rachat du Sporting Charleroi, dans nos éditions sportives de ce jeudi 1er décembre (édition digitale, PDF...)