Publié le Mardi 8 Novembre 2016 à

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Namur: atteinte d'endométriose, Julie se bat pour faire connaître la maladie dont elle souffre

C.P.

Les 12 et 13 novembre prochains, le Salon de la Femme revient à l’Arsenal de Namur pour une 2 e  édition. L’ASBL « Endométriose Belgique » sera sur place en vue de sensibiliser les visiteurs à cette malade incurable encore méconnue. Julie Bohant, la présidente de l’ASBL, y donnera une conférence.


Julie (au milieu) est atteinte d’endométriose. Depuis, elle se bat pour que la maladie soit diagnostiquée plus tôt.

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Julie (au milieu) est atteinte d’endométriose. Depuis, elle se bat pour que la maladie soit diagnostiquée plus tôt.

Ce week-end, la Salon de la Femme se tiendra à l’Arsenal à Namur. Parmi les stands proposés, on retrouve le stand de l’ASBL « Endométriose Belgique », basée à Manage.

Julie Bohant, gérante d’un institut de beauté, est la présidente de cette ASBL qui cherche à faire connaître l’endométriose, une maladie peu connue. Pourtant, elle est incurable et touche une femme sur dix, en âge d’avoir des enfants, peu importe l’âge. «  L’endomètre est le tissu qui tapisse l’utérus. Des cellules semblables à celui-ci se développent en dehors de l’utérus chez les femmes atteintes d’endométriose  », explique Julie.

La jeune femme de 32 ans est elle-même atteinte de cette maladie. «  Le retard de diagnostic est de 7 à 10 ans. Les symptômes ne sont pas toujours décelés au bon moment, donc la maladie a le temps de s’installer et d’évoluer. »

Les traitements existants sont peu convaincants. «  Ce sont simplement des traitements hormonaux qui calment la douleur car il existe peu de recherches sur cette maladie. Des spécialistes existent en Belgique mais uniquement à Mons, Liège et Bruxelles . Les patientes sont aussi suivies psychologiquement.  »

Les symptômes sont nombreux mais parfois perçus comme étant banals. «  Le symptôme le plus connu, c’est les douleurs liées aux règles. On essaie justement de prouver que ce n’est pas normal de souffrir. Mais il y a aussi les douleurs pour aller aux toilettes et durant les rapports sexuels. Des douleurs peuvent aussi irradier la jambe. Il y a encore la fatigue chronique et dans les cas les plus avancés, l’infertilité. On ne peut la déceler qu’avec une IRM, mais parfois elle peut être dissimulée. »

Les conséquences sont lourdes pour les femmes atteintes de cette maladie. «  Elle peut notamment mener à l’infertilité selon les stades. C’est à la fois un symptôme et une conséquence. La maladie peut aussi se propager à l’appareil reproductif et digestif. Cela peut aussi monter jusqu’aux poumons, ce n’est pas une simple maladie gynécologique. Il y a 4 stades. Dans certains cas, les médecins doivent amputer des parties d’intestins ou de vessie. Ces femmes doivent vivre en transportant une proche à vie. »

Durant le salon de la femme, le stand proposera plusieurs objets à vendre, à l’effigie de l’ASBL. «  On s’est inspiré du Télévie. On vendra des rubans jaunes, la couleur de la maladie. On présentera notre campagne : ‘Du jaune pour sortir la maladie de l’ombre’. Une conférence sera aussi organisée les deux jours. »

Retrouvez l’article en intégralité dans La Meuse Namur de ce mardi 8 novembre

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