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Thibaut Courtois revient sur les problèmes des Diables à l'Euro: "Les Gallois avaient une meilleure mentalité et plus d'envie de gagner que nous"

Rédaction en ligne |

Publié le Mardi 20 Septembre 2016 à


© News

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Thibaut Courtois a accordé une longue interview à la presse espagnole. Le gardien de notre équipe nationale n’a éludé aucun sujet : les entraîneurs avec qui il a travaillé, son amour pour l’Espagne et les problèmes des Diables à l’Euro.

Lors d’un entretien accordé au quotidien espagnol Marca. Thibaut Courtois est notamment revenu sur son aventure en Espagne, où il avait été prêté durant trois ans à l’Atlético Madrid par Chelsea, se considérant à présent comme «  à moitié espagnol  ».

Le Blues a-t-il le blues, lui qui a rejoint la grisaille de Londres depuis maintenant deux ans, après avoir quitté la capitale espagnole sur une finale perdue en Ligue des Champions face au Real ? «  Je suis tombé amoureux de l’Espagne dès la première minute. Pas seulement le club mais aussi Madrid et le pays dans son ensemble, pour les gens qui y vivent, leur façon de vivre mais aussi la nourriture. Encore aujourd’hui je mange tard, je fais la sieste et je regarde principalement la télévision en espagnol… Je me sens à moitié espagnol.  »

« On peut gagner des titres si chacun est prêt à donner sa vie pour l’autre »

«  À l’Atlético j’ai appris à quel point c’est important d’être une équipe  » déclare-t-il . «  On peut gagner des titres si, dans le vestiaire, chacun est prêt à donner sa vie pour l’autre. Et c’est comme ça à l’Atlético. Je m’y suis fait des amis, surtout Juanfran, Koke, Gabi, Mario, Filipe, Costa, Falcao et je suis toujours en contact avec eux. Quand je vais à Madrid, nous essayons toujours de nous voir.  »

«  Quand je suis parti d’Espagne, c’était clair pour moi que j’y reviendrais un jour. Pour l’instant j’ai un contrat avec Chelsea pour encore trois saisons. En 2018, quand j’entrerai dans ma dernière année de contrat, il nous faudra réfléchir si c’est mieux de le prolonger ou de m’en aller  » conclut-il sur le sujet.

« Contre l’Italie, on n’a jamais trouvé la faille »

Il ne pouvait pas éluder les questions sur l’équipe nationale, dont les contre-performances à l’Euro ne sont pas passées inaperçues dans toute l’Europe : «  Nous avions une bonne équipe, mais l’Italie de Conte était meilleure que nous tactiquement. On n’a jamais trouvé la faille, on avait toujours des problèmes avec le 3-5-2. On a bien joué face à l’Irlande et la Suède. Ensuite, il y a eu la Hongrie, qui nous laissait de l’espace et c’est ce qu’on aime, nous sommes les meilleurs du monde en contre  », analyse-t-il, réaliste.

« Ils avaient plus d’envie de gagner que nous »

Puis vint le quart de finale manqué face au pays de Galles, qui a laissé un très mauvais souvenir au gardien belge : «  Nous savions que ça allait être difficile. Nous avons bien commencé, mais quand nous marquons, au lieu de presser plus haut, on les laisse jouer et ils reviennent à égalité. Ils avaient une meilleure mentalité et plus d’envie de gagner que nous. Ça a été une grande déception, d’autant qu’on aurait pu avoir notre chance face au Portugal. »

Le Diable s’est enfin confié sur les différents entraîneurs qu’il a côtoyés ces dernières saisons : Diego Simeone, qui «  vit pour le football et nous fait progresser et dépasser nos limites  », José Mourinho qui «  a l’habitude d’être très proche des joueurs mais quand les résultats ne suivaient plus, il a commencé à mettre de la distance ».

« Conte est très fort tactiquement »

Avant de revenir sur son entraîneur actuel, Antonio Conte, qui avait posé des problèmes aux Diables avec l’Italie à l’Euro : «  Il pense toujours au football, il est très fort tactiquement et sait très bien ce qu’il attend de l’équipe. Il nous transmet ses idées par des vidéos et en simulant des situations que nous rencontrons en matches. On sait avec Conte que si on travaille, les matches se passeront bien. »