Publié le Lundi 12 Septembre 2016 à

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Verviers: une récolte des carcasses de moutons organisée par la Ville, malgré l'interdiction de les tuer à domicile

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Ce lundi les musulmans célèbrent l’Aïd al-Kabir, ou Aïd al-Adha, la fête du sacrifice. S’il est strictement interdit de sacrifier un animal à son domicile, la ville de Verviers a tout de même décidé d’installer des conteneurs pour récolter les cadavres des moutons sacrifiés chez les particuliers. Une décision qui pose question au conseiller communal MR Freddy Breuwer.


Une poubelle remplie de laine, ce samedi rue de Stembert à Verviers.

Claude Dael

Une poubelle remplie de laine, ce samedi rue de Stembert à Verviers.

Ce week-end, plusieurs personnes se sont inquiétées du drôle d’état dans lequel une poubelle de la rue de Stembert, à Verviers, a été retrouvée. Celle-ci débordait littéralement de laine de mouton, une bonne partie de la tonte étant répandue au sol. Dans la poubelle, pas de carcasse de la bête heureusement, juste de la laine. Mais la découverte, faite à quelques jours de la fête du sacrifice chez les musulmans, l’Aïd al-Kabir, soulève plusieurs questions chez le conseiller communal MR Freddy Breuwer.

«  C’est assez choquant. Il n’y a pas d’excuse pour un tel comportement. L’abattage rituel est tout à fait interdit, il ne peut pas avoir lieu et il faut voir là une nouvelle marque de communautarisme et d’islamisme. On peut supposer que cette laine résulte d’un abattage…  »

Justement, parce que l’Aïd al-Kabir a lieu ce lundi, et pour éviter de retrouver des carcasses de moutons un peu partout en ville, Muriel Targnion a pris un arrêté… assez paradoxal. «  On nous interdit de mettre notre abattoir mobile, qui était bien pratique parce que tous les abattages rituels étaient faits de manière encadrée et bien organisée. Comme on n’a plus d’abattoir fixe à Verviers depuis longtemps, on a prévu des conteneurs où les gens pourront venir mettre leurs carcasses.  »

La décision de la bourgmestre soulève quelques questions, puisque la Ville organise un ramassage de carcasses de moutons que les gens ne peuvent pourtant pas abattre chez eux.

«  C’est la loi qui nous met dans une situation comme celle-là. On ne va pas aller demander à la police de vérifier dans toutes les maisons. Pour éviter des problèmes sanitaires on a conclu que le mieux c’était de mettre des conteneurs pour récolter ces déchets  », explique Muriel Targnion qui se dit sensible au bien-être animal.

Plus d’infos dans La Meuse Verviers de ce lundi, téléchargeable ICI

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