Publié le Dimanche 19 Juin 2016 à

Sports > Moteurs

24 Heures du Mans: digne d'un suspense à Hollywood après neuf heures de course (vidéo)

Dominique Dricot, au Mans

Brad Pitt a donné le départ sous la pluie, les voitures ont tourné au ralenti pendant près d’une heure sur le circuit de la Sarthe.


Romain Dumas sur la Porsche 919 Hybrid N.2. © AFP/Jean-François Monier

Romain Dumas sur la Porsche 919 Hybrid N.2. © AFP/Jean-François Monier

Les premières minutes des 24 Heures du Mans ont été marquées par une pluie de stars. Brad Pitt, Keanu Reeves, Jason Statham, Patrick Dempsey, Mathieu Kassowitz, Jackie Chan et… Adriana Sklenarikova (ex-Madame Karembeu) ont illuminé l’avant-course pendant que les bolides tournaient au ralenti. Par la suite, heureusement, la compétition a repris ses droits. À 15 heures de l’arrivée, Toyota et Porsche étaient au coude-à-coude. Audi n’arrivait pas à suivre le rythme des leaders.

Une drache nationale ! Si les 24 Heures du Mans avaient eu lieu chez nous, c’est ainsi qu’on aurait qualifié l’averse qui pétrifia la direction de course de l’épreuve d’endurance la plus connue au monde durant sa première heure.

(Photo : Photo News/Pascal Saivet)

Il tombait des cordes, des hallebardes et la piste ressemblait à une patinoire géante. Au point que les 52 premières minutes des 24 Heures ont eu lieu à un train de sénateur. Les bolides, sagement rangés derrière la voiture de sécurité, passaient au ralenti devant les 200.000 spectateurs qui sifflaient leur mécontentement.

Heureusement, le public avait pu se régaler de la présence de quelques vedettes, jusque-là. Brad Pitt, l’homme qui donna le départ avec un drapeau français tombé du ciel par des soldats motivés, eut droit à un tour de piste dans un prototype découvert piloté par Alexander Wurz.

Sur la grille de départ, on trouvait aussi Jason Statham (le Transporteur), Keanu Reeves, Jackie Chan et un habitué des lieux, Patrick Dempsey. Une affiche si impressionnante qu’on en oublia presque la toujours sculpturale Adriana (ex Karembeu) et le très charismatique Mathieu Kassovitz.

> Cliquez ici pour voir la vidéo sur mobile.

Après, quand la compétition reprit ses droits, on assista à une jolie empoignade entre les trois constructeurs engagés. Après huit heures de course, trois voitures étaient en lutte pour la victoire. Certes, l’Audi d’André Lotterer avait concédé une petite vingtaine de minutes au stand pour le remplacement d’un turbo mais la voiture-soeur de Duval était classée au 4e rang.

Devant, la Toyota de Sarrasin, Conway et Kobayashi et la Porsche de Dumas, Jani et Lieb se livraient un duel poignant. Au gré des ravitaillements, c’était tantôt le bolide nippon, tantôt le proto allemand qui s’emparait de la tête alors que la Toyota de Buemi, Davidson et Nakajima, à un tour, était prête à profiter du moindre faux pas pour avancer dans la hiérarchie.

Certes, la nuit venait de dérouler son tapis de pièges et on n’avait pas encore franchi le cap de la mi-course. De quoi oser les pronostics les plus fous pour notre prochain rendez-vous, ce dimanche, à l’heure de la messe dominicale.

(Photo : AFP/Jean-François Monier)

Le classement à minuit :

1. Dumas-Jani-Lieb (FRA-SUI-GER/Porsche 919 Hybrid) 140 tours

2. Sarrazin-Conway-Kobayashi (FRA-GBR-JPN/Toyota TS050 Hybrid) à 4.284

3. Buemi-Davidson-Nakajima (SUI-GBR-JPN/Toyota TS050 Hybrid) à 1:19.683

4. Duval-Jarvis-di Grassi (FRA-GBR-BRA/Audi R18) à 1 tour

5. Imperatori-Kraihamer-Tüscher (SUI-AUT-SUI/Rebellion-AER) à 7 tours

6. Tréluyer-Fässler-Lotterer (FRA-SUI-GER/Audi R18) à 8 tours

7. Thiriet-Beche-Hirakawa (FRA-SUI-JPN/Oreca-Nissan) à 10 tours (1er catégorie LMP2)

8. Lapierre-Richelmi-Menezes (FRA-MCO-USA/Alpine-Nissan) à 11 tours

9. Rast-Stevens-Rusinov (GER-GBR-RUS/Oreca-Nissan) à 11 tours

10. Webber-Bernhard-Hartley (AUS-GER-NZL/Porsche 919 Hybrid) à 11 tours

Faites de lameuse.be la page d'accueil de votre navigateur. C'est facile. Cliquez-ici.

Nos partenaires vous proposent