Publié le Samedi 13 Février 2016 à

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La poignante lettre d'adieu de la jeune Madison: "Merci tout le monde! Ma vie, enfin mon cauchemar, va s'arrêter"

LaMeuse.be

Madison Wintgens, la jeune Herstalienne qui a mis fin à ses jours ce mardi, en se pendant dans la cage d’escalier, a laissé une poignante lettre d’adieu qui explique son geste. Madison y aborde les insultes et les moqueries dont elle était sans cesse la cible.

Dans la lettre laissée à ses proches, Madison explique ne plus être capable de supporter le harcèlement incessant dont elle était victime.

« Tu es une erreur de la nature », « Tu ne sers à rien » ou encore « Va te pendre ! » sont quelques-unes des horreurs qui lui étaient en permanence jetées au visage, jusqu’à cet horrible mardi de février.

« Elle ne parlait jamais de ses problèmes, elle rigolait tout le temps », explique Valériane Tonka, sa marraine, dans Sudpresse, ce samedi. «  Apparemment, elle était harcelée par une fille de son âge. Madison allait jusqu’à se faire vomir pour ne pas se rendre à l’école. »

Un procédé qu’elle a d’ailleurs répété, cette année, au collège Saint-Lambert de Herstal, face au même type de problèmes. Non seulement avec cette élève de primaire qui l’avait suivie en secondaire, mais aussi avec d’autres camarades. Ses bourreaux se faisaient même un plaisir de l’humilier et de la blesser en publiant des commentaires odieux.

« Sa mère avait accès à son compte Facebook, elle pouvait donc vérifier ce que sa fille faisait sur les réseaux sociaux. Mais jamais ma sœur n’a vu de messages pouvant s’apparenter à du harcèlement… C’est bien plus tard qu’elle s’est rendu compte que sa fille supprimait tous les messages pour ne pas l’alerter. »

Une situation qui fait froid dans le dos, surtout quand on sait que le geste désespéré n’a pas arrêté ses nombreux harceleurs qui, même après son décès, ont continué à lui envoyer des messages par Messenger.

«  Ma filleule était étendue dans son cercueil et des gens que nous ne connaissons pas continuaient à lui envoyer des messages horribles  », explique encore sa marraine.

Une plainte, accompagnée de la lettre d’adieu et de captures d’écran de messages reçus APRES la mort de la demoiselle, a été déposée à la police jeudi. «  Justice doit être faite pour l’honneur de ma filleule mais, aussi et surtout pour que les victimes de harcèlement puissent en parler à temps. Avant que ce genre de drame n’arrive… », termine Valériane.

Un témoignage à retrouver en intégralité dans les journaux du groupe Sudpresse de ce samedi 13 février, que vous pouvez télécharger en cliquant ici.

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