Publié le Mercredi 9 Décembre 2015 à

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Le pétrole s'effondre: le diesel à moins d'un euro est de retour dans plusieurs pompes du pays!

Deborah Van Boterdael

Le marché du pétrole vient une nouvelle fois de s’effondrer. Conséquence : le prix de l’essence et du diesel va diminuer. Pour le plus grand plaisir des consommateurs.

Photo News

Le marché du pétrole vient une nouvelle fois de s’effondrer. En cause : une offre qui inonde le marché alors que la demande n’est pas aussi élevée.

Résultat : une conséquence immanquable sur le prix de l’essence et du diesel. C’est en tout cas ce que nous a confié Olivier Neirynck, directeur technique de la fédération belge des négociants en combustibles et carburants. «  Ça va évidemment se répercuter sur le prix de nos carburants  », nous explique-t-il. «  Si je me base sur les derniers chiffres que je possède, le prix de l’essence va diminuer dès mercredi  ».

Une diminution de 4 centimes pour la 95, avec un prix maximum de 1,327 euro le litre selon le SPF Economie. «  Et en ce qui concerne le diesel, si la tendance se maintient dans ce sens, son prix devrait diminuer dès vendredi ou samedi  », ajoute notre interlocuteur.

Mais le diesel passera-t-il une nouvelle fois sous la barre des 1 euro ? Ce n’est pas impossible. «  Pour le moment, nous en sommes encore assez loin puisque le prix maximum du diesel est de 1,156 euro  », explique Olivier Neirynck. «  Il faudra donc attendre encore un peu avant d’arriver à un prix de moins d’un euro mais c’est tout à fait possible  ».

Des stations le pratiquent déjà

Pourtant, sur le terrain, certaines pompes Dats, du groupe Colruyt, affichent déjà un tel prix. «  Elles sont exactement au nombre de 14  », nous explique Raf Flebus, porte-parole de Dats 24. «  Vous avez par exemple celle à Dendermonde qui affiche un prix de 0,969 euro ou encore notre station à Overijse où le diesel est à 0,996 euro le litre  ».

Fin de semaine, ces prix risquent-ils donc d’être encore revu à la baisse ? Notre interlocuteur ne peut pas nous le dire avec certitude. «  Il est probable que nous baissions encore les prix  », nous confie-t-il. «  Mais tout cela dépendra de nos concurrents puisque l’on s’aligne toujours avec le prix le plus bas de la région. Donc si une pompe décide de descendre son prix à 0,960 euro par exemple, nous l’abaisserons aussi  ».

Une situation tout à fait réaliste lorsque l’on sait que les pompistes peuvent afficher le prix qu’ils veulent. «  Il n’y a que deux choses qu’ils ne sont pas autorisés à faire en termes de prix  », nous explique Olivier Neirynck. «  Pratiquer un prix supérieur au maximum autorisé et vendre à perte. Pour le reste, c’est à eux de fixer leur prix  ».

Concernant la tendance pour l’année 2016 maintenant, notre interlocuteur se refuse à toute prédiction. «  Certains se risquent à dire que le prix du baril aussi bas va continuer pour l’année prochaine  », nous confie-t-il. «  Mais en ce qui me concerne, je ne veux me prononcer la dessus. Il y a trop de paramètres qui font que la situation pourrait changer à tout moment. La seule chose que je peux dire, c’est que la situation sera favorable pour les consommateurs dans les deux à trois semaines à venir  ».

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