Publié le Mercredi 10 Juin 2015 à

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Jurassic World: le mosasaure, le monstre marin du film, était... Liégeois!

C.V.

L’énorme monstre marin que l’on voit dans le film « Jurassic World », sorti en salles ce mercredi, vivait à Liège il y a 100 millions d’années. Plus précisément, il pullulait dans la mer de craie entre Eben-Emael et Maastricht. On en a retrouvé une trentaine d’exemplaires dans la vallée bassimosane qui lui a donné son nom : « mosasaure ».


Robert Garcet et son mosasaure découvert dans sa carrière d’Eben-Emael.

Musée du Silex

Robert Garcet et son mosasaure découvert dans sa carrière d’Eben-Emael.

Le 4 e  opus de la série « Jurassic Park » n’est pas tout à fait de la science-fiction pour les Liégeois : chez nous, le mosasaure, ce monstre mis en scène dans le nouveau blockbuster hollywoodien, était bien réel et, aujourd’hui encore, il suffit de fouler le sol des galeries des carrières de tuffeau pour trébucher sur une vertèbre du monstre.

«  C’est le plus ancien fossile de vertébré retrouvé  », rappelle le P r  Édouard Poty, paléontologue à l’ULg. C’était en 1770, à la Montagne Saint-Pierre, côté Maastricht. On imagine la tête des carriers pour qui le mot « fossile » n’existait pas encore ! «  Ils n’ont pas pensé que cette bête avait disparu depuis des millions d’années !  », précise Claude Puts, de la Maison de la Montagne Saint-Pierre. 65 millions d’années précisément, à la limite du Crétacé et du Tertiaire qui vit disparaître le monstre, alors que requins et tortues, eux, survivaient allègrement.

Dans le film « Jurassic World », en salles depuis mercredi

La Meuse (« Mosa » en latin) se trouvant à un jet de cailloux de l’étrange découverte, le serpent de mer fut baptisé « mosasaure ».

«  Il est de la famille du varan et du boa, poursuit le P r  Poty, «  sa mâchoire faisait 1 mètre de long, pour une longueur de 12 à 15m et un diamètre d’1m. Il se nourrissait de poissons, de requins et de grosses ammonites. » Quatre autres exemplaires du monstre ont été retrouvés au même endroit – aujourd’hui la carrière ENCI – que le premier. «  Il y a Bèr, Kristine, Carlo et Lars  », sourit John Jagt, paléontologue du Musée d’Histoire naturelle de Maastricht, qui dorlote ses mosasaures. «  Lars (du nom du gamin de 14 ans qui l’a découvert le 18 avril dernier, NdlR) est encore sur place dans la carrière, car cela prend plusieurs mois. Une partie de Carlo, découvert en 2012, est déjà exposée au musée. »

Car il ne s’agit pas seulement de les trouver, «  encore faut-il les dégager !, reprend Édouard Poty. C’est ce que faisait Robert Garcet, avant de les exposer dans les galeries sous sa tour d’Eben-Ezer. J’avais alors 17-18 ans, et je l’aidais  ».

Plus d’informations à ce sujet dans La Meuse édition Liège de ce jeudi, ainsi que dans nos éditions numériques, sur http://num.sudinfo.be

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